Paul Cézanne, poème de jeunesse
Enfin je prends la plume
Et selon ma coutume
Je dirai tout d’abord
Pour nouvelle locale
Qu’une forte rafale
Par son ardent effort
Fait tomber sur la ville
Une eau qui rend fertile
De l’arc (1) le riant bord.
Ainsi que la montagne (2)
Se ressent du printemps,
Le platane bourgeonne,
De feuilles se couronne
L’aubépin vert aux bouquets blanc.
P. Cézanne
(1) Rivière qui coule aux portes d’Aix
(2) Il s’agit de la montagne Ste Victoire
En 1858, Zola quitte Aix pour suivre sa mère à Paris. Jusqu’en 1861, date du départ de Paul Cézanne pour la capitale, les deux jeunes gens entretiendront une correspondance assidue. Paul Cézanne a adressé de nombreux poèmes à son ami. Dans celui-ci, il y décrit des lieux qu’il peindra souvent plus tard.